Le groupe AB InBev va légèrement augmenter le prix de la plupart de ses bières dès le 1er janvier prochain. Les consommateurs pourraient en faire les frais.

À partir du 1er janvier 2019, votre verre de bière pourrait vous coûter un peu plus cher. Le géant brassicole AB InBev va en effet légèrement augmenter le tarif de la plupart de ses boissons alcoolisées. Les bouteilles de bière seront vendues en moyenne 0,015 euro plus chères à la grande distribution. Du côté des exploitants Horeca, le fût de Jupiler reviendra à 153,84€, soit une hausse moyenne de 0,016 euro par verre de bière.

Cette hausse des prix n’est en rien une surprise. Plusieurs observateurs du milieu avaient prédit cette augmentation, en raison de la sécheresse et par conséquent des prix plus élevés des céréales. Mais elle intervient très tôt, dans la mesure ou AB InBev avait annoncé au mois d’août qu’il n’envisageait pas d’augmenter ses prix dans l’immédiat.

Répercussion sur le consommateur ?

Pour rappel, AB InBev est le premier groupe brassicole au monde et possède dans son escarcelle certaines des bières les plus consommées en Belgique, comme Jupiler, Stella Artois, Leffe, Hoegaarden, Belle-Vue et Corona. Le groupe Alken-Maes, qui comme son nom l’indique, détient la bière Maes, la grande rivale de Jupiler, pourrait également revoir son catalogue de prix dans un avenir proche. Il suivrait ainsi la tendance des autres groupes brassicoles.

Une hausse des prix de la part des géants de la bière ne signifie pas pour autant que les tarifs en magasin, ou dans les bars, vont automatiquement augmenter dans les mêmes proportions. Mais dans le cas présent, il est fort probable que cette augmentation se répercute directement dans le portefeuille des consommateurs. « Nous conseillons souvent de le faire [de répercuter la hausse des prix sur les consommateurs, ndlr], bien que cela ne doit pas nécessairement être immédiat », commentait Raf Peeters, de l’association Horeca Vlaanderen.