Quatre détenus de la prison de Marche-en-Famenne ont posté sur Facebook une vidéo d’eux en train de chanter un rap et fumer des pétards. La direction du centre pénitencier condamne les faits.

C’est une vidéo pour le moins déconcertante qui tourne actuellement sur Facebook. Visionnée plus de 6000 fois, on y observe quatre détenus de la prison de Marche-en-Famenne en train de s’adonner à une petite composition musicale, tout en fumant des pétards. La séquence dure plus de trois minutes, durant lesquelles le quatuor décrit en chanson ce qu’ils ont vécu avant d’être incarcérés. La musique provient quant à elle des deux ordinateurs installés dans la pièce, mais dépourvus d’une connexion Internet, comme le prévoit le règlement. À la fin de la vidéo, la fumée des joints envahit complètement la cellule.

Les autorités condamnent !

À l’heure d’écrire ses lignes, il est impossible de savoir comment la vidéo s’est retrouvé sur le net. Soit, le fichier vidéo a été transféré sur une petit carte SD et a ensuite été exfiltré de la prison par un complice pour le poster sur Internet. Soit, les quatre hommes ont réalisé un direct Facebook grâce à une connexion 4G

Informé des faits, le directeur de la prison de Marche Frédéric de Thier condamne bien évidemment ces dérives. « Il y a bien une ligne téléphonique dans chaque cellule, mais aucune connexion à internet. Diffuser ce genre de vidéo n’est donc pas toléré ! » a-t-il expliqué à nos confrères de La Meuse. Mais pour le directeur, les fouilles quotidiennes ne permettent pas de mettre la main sur tous les smartphones. « Tout le monde sait bien que malheureusement des GSM parviennent à rentrer dans les prisons. Cela peut arriver, on ne vit pas dans un monde parfait. M. Thier insiste toutefois en rappelant que « des contrôles sont réalisés. Si l’on en saisit un, le détenu concerné risque des sanctions comme prévues par la loi. Cela peut aller jusqu’à le placer en régime d’isolement pendant un certain temps ».

De son côté, la direction générale des établissements pénitentiaires (DGEPI) explique que les quatre détenus avaient le droit de se retrouver dans la même cellule car « le régime de détention à la prison de Marche est semi-communautaire ». Par contre, la DGEPI rappelle que la détention de GSM et la consommation de stupéfiants sont bien évidemment prohibés. « Les détenus qui commettent ces infractions sont sanctionnés disciplinairement et, en fonction des éléments découverts, dénoncés aux autorités judiciaires » a expliqué la direction générale, interrogée par un journaliste de La Meuse.