Le 23 août dernier, des travaux ont commencé à la SRPA d’Arlon. L’ancien chenil va être complètement démoli et reconstruit à nouveau d’ici début 2019.

Ce bâtiment, qui existait depuis presque une cinquantaine d’année  « devenait trop vétuste », déclare Alain Schmit, manager à la SRPA. « On accueillait tant bien que mal, les chiens dans ce chenil. Le personnel faisait tout ce qui était en son pouvoir pour qu’ils s’y sentent bien, mais il fallait reconstruire cette partie devenue trop délabré. »

Selon lui, si tout se passe bien, le chenil devrait pouvoir réouvrir ses portes dès le début de l’année 2019. Il sera en mesure d’accueillir une bonne trentaine de chiens. « La grosse nouveauté du bâtiment », nous dit Alain « Il y aura du chauffage par le sol, c’est exceptionnel pour le confort des animaux, bien que le même système existe déjà à la SRPA de Liège. »

Malgré la disparition temporaire du chenil, le refuge reste tout de même ouvert et est donc toujours susceptible d’accueillir des animaux abandonnés ou recueillit par la police. Quatre boxes du bâtiment d’en face, d’habitude utilisés pour la nuit, font désormais office de chenil temporaire. Cependant, le manque de place oblige et le temps des travaux, les chiens qui sont amenés à Arlon sont transférés au refuge de Liège chaque semaine.

« Les travaux exclusivement financés par des dons »

« La SRPA est une ASBL et c’est la raison pour laquelle, les travaux sont exclusivement financés sur base de dons et de legs », nous précise Alain. « C’est très important pour nous d’avoir un maximum de membre donateur. C’est grâce à eux, que les travaux peuvent se faire », témoigne Alain. Au total , l’investissement se chiffre en centaine de milliers d’euros vu la complexité des travaux.

Un afflux de chats important

Actuellement, la SRPA d’Arlon fait également face à un afflux important de chats.
« Cette année, il y a énormément de chats dans le refuge. Pour l’instant, on tourne entre 65 et 70. Énormément de chatons, apparemment il y en a beaucoup plus que les années précédentes. Ce sont généralement des chatons issus de chattes errantes. Le plus souvent, ce sont des particuliers qui trouvent des portés de chatons dans leur jardin, garage, … et qui les amènent ici ».

En fonction de leur poids, les chatons sont soit gardés au refuge soit placés en famille d’accueil.
S’il fait 1 kilo, il sera stérilisé, vacciné et prêt pour l’adoption. Dans le cas contraire, si le chaton a un poids inférieur au kilo, il faudra lui trouver une famille d’accueil. « Pour cela, il y a les bénévoles, et heureusement que nous les avons. Nous pouvons compter sur 10 à 15 familles d’accueil. Lesquels travaillent dur.  Car s’occuper de tout petits chatons demande énormément de disponibilités et de patience. Il faut être présent toutes les deux à trois heures pour biberonner etc… c’est du travail ! »