La capitale française rayonnera un petit peu aux couleurs de la province de Luxembourg durant les fêtes de fin d’année. Le sapin de Noël qui ornera la place de la Défense sera en effet originaire d’Habay.

Dans le quartier économique de la Défense à Paris, on ne peut pas dire que la nature foisonne de tous les côtés. Aussi, les responsables des décorations de Noël se sont tournés vers la Belgique pour dégoter un majestueux roi des forêts. Et plus particulièrement vers la province de Luxembourg, réputée pour la qualité de ses épicéas. Ce lundi, un mastodonte de 25 mètres de haut sur 10 mètres de large a donc été coupé dans la commune d’Habay et est arrivé mardi vers minuit dans la ville lumière.

L’opération d’envergure a été confiée à la société Lux Green de Neufchâteau. Si le stress était palpable, les équipes pouvaient compter sur leur expérience en la matière. « Nous faisons cela chaque année, toujours pour la Défense » expliquait Grégory Floener, le gérant de la société, à nos confrères de Sud Presse.

Un casse-tête logistique

L’air de rien, le défi était de taille. Comme le quartier est essentiellement composé d’immeubles très haut, il fallait trouver un sapin monumental. L’objectif était qu’il ne paraisse pas minuscule à côté des buildings de plusieurs centaines de mètres de haut. Avec un monstre comme celui déniché à Habay, la mission est réussie. Les hommes d’affaire qui se bousculent quotidiennement sur cette place animée ne pourront pas manquer ce géant vert issu de notre région.

Le transport du colosse vert, à bord d’un camion spécialement équipé pour des missions de la sorte, ne s’est pas fait sans quelques difficultés. La commune d’Habay a par exemple dû bloquer une route pendant deux jours complets. Du côté de Lux Green, la logistique s’apparente chaque année à un casse-tête. « C’est extrêmement délicat à manipuler et à transporter, c’est aussi très technique. Le convoi exceptionnel arrivera en principe mardi vers minuit à la Défense » détaillait le gérant la veille du départ.

« On prend beaucoup de risques, on veut tout faire pour qu’il arrive entier, sans encombre. Le moindre pépin peut coûter cher… »

Grégory Floener assure que toutes les précautions ont été prises pour éviter le moindre accro. Mais il glisse tout de même qu’il ne préfère pas y penser.