Un projet éolien est à l’étude sur le territoire de la commune d’Aubange. La population est invitée à partager son opinion.

La commune d’Aubange pourrait bientôt accueillir deux éoliennes flambant neuves sur son territoire. La société Sameole Belgique, filiale belge d’un développeur et exploitant de parcs éoliens français, demande un permis unique en vue de la construction et l’exploitation de deux éoliennes d’une puissance totale supérieure à 3 méga watts. Le projet est situé au niveau de l’aire autoroutière d’Aubange, le long de l’E411/A28, à deux pas de la frontière avec la France.

Comme la loi l’impose, une séance d’information préalable du public aura lieu le 5 novembre prochain à 20h dans les locaux du Conseil Communal d’Athus. La réunion est ouverte à tous les habitants de la commune, mais également à ceux des hameaux voisins. Christophe Dumas, de la direction technique de Sameole Belgique, indique que cette rencontre « permettra de présenter le projet, de s’informer et d’émettre ses observations et suggestions et mettre en évidence les points particuliers relatifs de l’étude d’incidences ».

Suite à cette réunion, les équipes en charge du projet procéderont à une nouvelle étude d’incidences sur l’environnement, avant de finaliser le projet et introduire la demande de permis de bâtir. La procédure devrait s’étaler sur six mois. Dans une deuxième phase, une enquête publique sera lancée auprès des communes concernées avec un délai de 30 jours de consultation.

Messancy a déjà dit non à l’éolien !

Du côté de la commune de Messancy, le projet éolien d’Aubange risque de relancer la polémique. Un parc éolien a bel et bien été construit à Hondelange il y a quelques années, au bord de l’E411 en direction de Luxembourg, mais Electrabel essaye en vain depuis quatre ans d’installer trois éoliennes à proximité du zoning industriel Die Hart, juste à côté de la fonderie Magolux. Si les employés et les représentants syndicaux sont favorables à une telle implémentation, l’association « Alliance des quatre vents », qui rassemble près de 400 citoyens, s’y oppose depuis toujours. Une opposition qui porte ses fruits jusqu’ici puisque le projet porté par Electrabel a été refusé trois fois, malgré les recours.