Le café américain du centre-ville d’Arlon fait bénéficier d’un café ou d’une soupe suspendu dans sa boutique depuis 2014.

Depuis qu’il s’est installé dans le cœur du chef-lieu, l’U.S. Coffee a trouvé ses afficionados. Il faut dire qu’il s’agit de l’un des seuls commerces de la région proposant des produits typiquement américains. Dans ce commerce de la rue du Marché-Aux-légumes, toutes les saveurs de l’Oncle Sam sont disponibles : milk-shakes, chocolats chauds, muffins, donuts, smoothies, bagels sucrés ou salés, soupes et café. Ces deux derniers produits sont d’ailleurs au cœur du principe de café suspendu, mis en place chez U.S. Coffee depuis l’ouverture en janvier 2014.

Un café ou une soupe chez U.S Coffee

Pour rappel, le concept du café suspendu consiste à commander un café et en payer deux. L’un pour vous, et l’autre pour un client démuni qui en fera la demande. Cette tradition de solidarité, tout droit venue de Naples en Italie, remonte à la Seconde Guerre Mondiale. Si la pratique s’est peu à peu perdue, elle a repris du poil de la bête depuis quelques années. La formule séduit de plus en plus les commerces de l’Horeca et les patrons acceptent volontiers de devenir les intermédiaires de la solidarité. Preuve du succès, le 10 décembre a même été instaurée la Giornata del Caffè Sospeso (« journée du café suspendu »).

Du côté d’Arlon, Edwig Gilissen, le gérant de l’U.S Coffee, a mis en place ce concept de solidarité dans son commerce. « Les personnes dans le besoin peuvent venir chercher un café suspendu ou une soupe à emporter » nous explique-t-il. « Les donateurs peuvent eux payer une soupe ou un café lorsqu’ils viennent. Ils s’ajouteront à la liste des cafés suspendus ».
Les cafés et les soupes sont disponibles durant toute l’année, tant qu’il y a des donateurs pour faire preuve de générosité. Ce qui semble être la principale difficulté.

“Nous avons beaucoup de demandeurs, mais très peu de donateurs.»

«Il y en a évidemment, et je les remercie. Mais pas suffisamment pour faire face à la demande des plus démunis” conclut le gérant.